L’art de la guerre

Ou : comment vaincre ses ennemis avant qu’ils ne vous détruisent. En fait, l’oeuvre de Sun Tzu est le plus connu au monde – mais en fait, il y a deux textes sous ce nom, le premier écrit par Maître Sun Tzu, et le deuxième par son descendant, l’autre général apocryphe de l’histoire chinoise, Sun Bin. Ce dernier texte est plus méconnu, mais des restantes ont été trouvées par des historiens cherchant à découvrir plus sur la histoire fameuse de la Chine ancienne – malheureusement, les lamelles de bambou étaient mal conservées, et donc il nous reste qu’un récit parfois fragmentaire, parfois complet, et donc plus dur à comprendre.

Le traité de Sun Tzu (ou, préférablement, Sun Wu; il s’agit d’un nom de honneur, qui veut signifier approximativement ”maître” – d’où ”Maître Sun dit”) est plus général et plus facilement appliqué aux situations modernes. Ce n’est pas pour rien que beaucoup des hommes d’affaires de nos jours s’inspirent de ”L’art de la guerre” – les sections sur les armées militaires exceptés, les stratégies convient aux besoins tactiques du monde des affaires, et donc, j’ai entendu dire que ”L’art de la guerre” représente la bible des affaires. Son emphase sur l’exploitation des points faibles de l’ennemi, comment profiter de vos points forts, et de prendre des positions avantageuses vis-à-vis l’adversaire est un conseil communément accepté.

Mais mis à part quelques conseils spécifiques sur les caractéristiques dirigées particulièrement aux dirigeants (l’utilisation de l’espionnage, du feu, et de la terrain), tous les conseils sont plutôt dans le forme d’aphorismes courtes (le livre soi-même ne contient plus que quelques dizaines de pages), qui conviennent à tous en général mais à rien en particulier. Ce ne suffit pas de dire que de ”saisir le moment propice” – ça fait l’assomptions que d’abord on peut le reconnaître et puis qu’on dispose des moyens pour le saisir! Ce n’est pas quelque chose de triviale!

Tandis que Sun Tzu écrit en termes de généralisations, Sun Bin, lui, préfère les conseils plus spécifiques et les anecdotes; mais ils sont souvent démodés ou, plutôt, illisibles. La traduction française que j’ai lue stipule, au moins deux fois, qu’un certain extrait a été omis à cause des endommagements au manuscrits. Certains paragraphes des textes ont été omises entièrement, ce qui rend le discours impossible à suivre. Il ne suffit pas de faire un liste de 20 vertus d’un général quand on ne peut pas saisir la moitié.

L’art de la guerre c’est plutôt l’art de se battre avec le style chinois – court, fort, mais assez général. Et donc pas plus ou moins effectif que les traités modernes – pourtant, une grande partie du livre de Sun Tzu reste courant. Probablement c’est la raison pour laquelle le livre a survécu dans la conscience mondiale; c’est facile de dire : « Ne laissez pas vos ennemis s’unir. » Même moi, j’aurais pu devenir cela.

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Om joannavanschaik

Science communication graduate. Music, poetry, literature, travel, science and language collide in this blog.
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